La fabrication des parquets

Parquet en bois massif, parquet contrecollé ou revêtement stratifié… Quelles sont les particularités de chacun ? Comment sont fabriqués ces différents types de parquets et revêtements ? Avant de choisir votre parquet, il serait intéressant d’en connaître le processus de fabrication dans l’optique de faire le meilleur choix.

En effet, chaque type de parquet est conçu différemment. Cette différence de conception aura un impact quant à l’usure, l’entretien, le type de pose et l’usage (emplacement).

Le parquet massif

Le plus traditionnel, le parquet en bois massif est taillé directement dans la grume (tronc d’arbre abattu et écorcé). C’est le bois de chêne qui est le plus couramment utilisé, mais il existe une multitude d’autres essences, dont les bois exotiques. Chaque bois a des propriétés différentes et donc des usages divers (salon, terrasse, etc.). La fabrication du parquet massif exige un savoir-faire unique ainsi que des machines très précises. Plusieurs étapes distinctes sont nécessaires avant d’obtenir des lames de parquet.

parquet massif

Les grumes sont tout d’abord écorcées (écorce enlevée), puis subissent une première découpe pour produire des planches brutes qui seront triées et entreposées sur liteaux pour un pré-séchage de plusieurs semaines (minimum 2 mois).

Encore humide, le bois ainsi découpé va être placé dans des séchoirs. Le séchage s’effectue pendant 2 à 4 semaines, à l’abri du soleil et des vents secs afin d’éviter les gerces et fentes qui peuvent se rouvrir après la pose du parquet. Durant ce processus, les planches peuvent perdre jusqu’à 40% de leur poids initial. Cette différence est due à la baisse du taux d’humidité (environ 80% avant séchage contre 8 à 12% après séchage).

Le poids des planches a diminué et les dimensions aussi, le bois se rétracte, prêt pour l’étape d’usinage.

parquet massif huilé

La phase d’usinage débute par un premier rabotage qui permet de profiler les planches en lames de parquet. Cette étape permet également de supprimer les irrégularités du bois. Un deuxième rabotage plus précis va permettre de créer les chanfreins (arrêtes abattues). Toujours durant la phase d’usinage, les lames vont subir un rainurage-languettage (languettes mâle et femelle). Les lames sont ensuite usinées en bout.

Les lames sont bientôt prêtes à venir se loger dans votre salon, mais elles sont encore « brutes », il reste encore l’étape de finition, dernière opération qui permet d’appliquer justement les finitions verni, verni mat, brossé verni, huilé, teinté, etc.

> Nos parquets massifs.

Le parquet contrecollé

A l’inverse du parquet massif monobloc, le parquet contrecollé est composé de 3 couches bien distinctes : Le parement, l’âme centrale et le contre parement. Chaque couche apporte ses qualités.

parquet contrecollé

Le parement, aussi appelé couche d’usure, est en bois dur (matériau noble) avec les fibres orientées dans le sens de la longueur des lames. Cette couche de bois dur est la face visible et doit faire au minimum 2,5 mm d’épaisseur, épaisseur de bois minimale pour considérer une lame comme étant du parquet. L’épaisseur standard est de 3,2 mm, ce qui permet de faire 3 rénovations du parquet.

Une deuxième couche, l’âme centrale au cœur de la lame, est constituée d’un panneau de fibre de bois à haute densité HDF (High Density Fibreboard). Il s’agit donc d’une planche de bois aggloméré très compacté. L’âme centrale peut aussi être composée d’essences banales (résineux) ou d’un contreplaqué. Cette couche sert donc de support au parement et au contre parement et assure la stabilité et la répartition des contraintes.

Enfin, le contre parement, aussi nommé contrebalancement, constitue la dernière couche de la lame. Il s’agit d’un déroulé de bois résineux (comme le pin par exemple) qui permet d’apporter une stabilité de la structure et évite les déformations.

les couches du parquet contrecollé

Fabriqué de manière industrielle, le parquet contrecollé peut être décliné dans de nombreuses essences, teintes et variations d’aspect. Il se présente sous la forme de lames ou bien de panneaux de petites lames ensemblées. Il peut ensuite être posé en parquet flottant ou collé.

> Nos parquets contrecollés.

Le revêtement stratifié

Avant toute chose, il faut savoir que le stratifié n’est pas un parquet. Il ne dispose pas en effet de couche d’usure en bois pour être défini comme un parquet.

parquet stratifié

D’une épaisseur de 7 à 11 mm, le revêtement stratifié est composé de 4 couches : la couche d’usure, la feuille de décor, le support et le contreparement.

La couche d’usure du stratifié, également appelée overlay (revêtement), est constituée de feuilles imprégnées de résine protectrice.

Cette couche d’usure protège la feuille de décor qui imite les fibres de l’essence de bois sélectionnée avec plus ou moins de relief.

La troisième couche, l’âme centrale, à la manière du parquet contrecollé, sert de support et représente donc la couche la plus épaisse du stratifié. Comme pour le contrecollé, cette couche est composé d’un panneau de fibre de bois ou d’un contreplaqué.

Et finalement, le contreparement, l’ultime couche qui est un déroulé de bois résineux.

Côté finitions, le stratifié n’impose pas de limites. Il propose un large choix de teintes, motifs et finitions de surface (lisse ou en relief). Le revêtement stratifié ne peut qu’être posé en flottant.

> Nos parquets stratifiés.